La démocratie ? Pourquoi ? Comment ?

On nous chante un peu partout en Afrique que la démocratie est gage de progrès. C’est en effet au nom de la démocratie que les Etats-Unis ont fait (et font) la guerre à l’Irak. C’est aussi au nom de la démocratie que l’Otan viole au vu et au su de tout le monde le pouvoir de l’Etat libyen, et c’est toujours et encore la démocratie utilisée comme alibi qui légitime les attaques françaises en Côte d’Ivoire. Commençons par un constat simple : il n’existe aucun rapport logique entre démocratie et développement, et même si ce rapport existait, il devrait être propre à chaque pays, car la démocratie ne s’applique pas partout de la même façon. Supposons toutefois qu’il faille que l’Afrique accède à la démocratie, la question est comment cette entreprise de démocratisation doit-elle être menée ?

Avant de répondre à la question du comment de l’instauration de la démocratie, répondons d’abord à la question de la démocratie tout court. Qu’est-ce que la démocratie ? Et plus, loin, les Etats non démocratiques doivent-ils être obligés à pratiquer cette forme de gouvernance ? De manière générale, la démocratie est le gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple, c’est-à-dire que dans une telle gouvernance, représentants représentant l’opinion majoritaire du peuple et sont tenus de le servir. Voici comment Nkrumah entend la démocratie :

« A tous les degrés, nous recherchons la totale coopération du peuple et de ses organismes ; par là, et par le fait que l’Etat contrôle les moyens de production, nous espérons aboutir à la démocratie la plus authentique selon Aristote. Par des référendums, nous entendons associer le peuple à la direction des affaires nationales ; elles ne pourront donc être faites qu’au mieux des intérêts du peuple. En outre, comme le contrôle d’un Etat moderne est inséparable des moyens de production et de distribution, la véritable démocratie ne peut se trouver que là où ils sont entre les mains du peuple. C’est alors, en effet, que le peuple contrôle l’Etat en exprimant sa volonté par une consultation directe. Cela ne peut que donner l’application la plus concrète de la véritable démocratie »[1].

Avec cette réflexion de Nkrumah, un élément économique vient s’intégrer à la définition de la démocratie : la possession des terres, des moyens de production. Ainsi, selon le philosophe ghanéen, le peuple peut effectivement contrôler le pouvoir et faire imposer sa volonté. Dans la démocratie telle que pratiquée en Occident, cela n’est guère le cas. Davantage, il y a l’implication du peuple dans la gestion de la cité, implication qui ne signifie rien d’autre que le peuple décide de la façon dont il veut être géré. La démocratie ne va donc pas de pair avec le multipartisme, car si c’est la « volonté générale » du peuple, laquelle volonté s’exprime par exemple lors d’un référendum, d’être guidé par un seul parti politique, alors il y a bel et bien démocratie. On est donc en face de démocraties plutôt que de démocratie car tout le monde n’applique pas de principe de Lincoln de la même manière. En effet, dans la façon dont l’Occident nous présente la démocratie, il semble bien que cette dernière soit le règne de la liberté exacerbée ; or un coup d’œil rapide sur les politiques de ces pays nous montrent bien qu’ils sont à l’agonie, d’où la question suivante : pourquoi nous vendre un concept qui les tue ? Sommes-nous obligés d’être « démocratiques » car si on tire toutes les conclusions de l’approche de Nkrumah, un système dictatorial peut très bien avoir été démocratiquement choisi ?

Si la démocratie est le règne de la liberté et que la liberté est fondamentalement le pouvoir de dire Non, alors nous pouvons, mieux, nous devons dire Non à cette démocratie fabriquée de toutes pièces et destinée à nous affaiblir davantage que nous ne le sommes déjà. Le premier acte de démocratie de notre part serait donc de refuser cette démocratie qu’on nous propose, surtout si le refus vient du peuple, c’est-à-dire de la majeure partie du peuple, car la démocratie, aussi angélique qu’on la veut, ne peut être rien d’autre, en dernière analyse, que la dictature de la majorité. De ce point de vue, le slogan impérialiste utilisé en Libye qui ressemble étrangement au slogan des mêmes impérialistes utilisé jadis pour nous coloniser et qui met en accent l’idée de démocratie est un leurre, un simple alibi pour des raisons que j’ignore, mais que je peux imaginer. Restons néanmoins cramponnés à notre sujet.

L’insurrection libyenne vient surtout de l’Est du pays qui ne représente pas la « majorité » de la population. A cause de cette infériorité numérique, les désirs des rebelles ne peuvent pas être des ordres. Il eût fallu que la demande soit plus forte, que le mouvement entraine toute – ou la majorité – de la population comme en Egypte et en Tunisie, de sorte que leurs revendications, sur le plan de la démocratie, soient légitimées. Autrement que de cette manière, ces rebelles ne réclament pas de la démocratie, mais de la pure violence gratuite. De même, la France, les Etats-Unis, l’Otan, etc. qui soutiennent cette rébellion au nom de la « démocratie », c’est-à-dire de la volonté générale du peuple libyen font tout, sauf acte de restauration ou d’établissement de la démocratie. Supposons toutefois – ce qui n’est pas le cas – que les impérialistes fassent acte de démocratie et que les insurgés libyens représentent la majorité du peuple libyen. Comment instaure t-on la démocratie ? Est-ce par une voie autre que celle démocratique de la force des urnes ? Une cause non démocratique peut-elle avoir un effet démocratique, ou alors sommes-nous dans une philosophie pragmatique qui ne tienne compte que de la finalité – l’utilité – de l’action ? Notre réponse est claire : on n’instaure pas la démocratie à l’aide de bazooka et de missiles tomawaks, mais à l’aide d’élections démocratiques. La politique occidentale sur ce point est donc un pur échec.

 

Répondons à nos trois questions de départ. Qu’est-ce  que la démocratie ? A l’évidence, il n’existe pas de définition standard qui vaille pour tous les peuples et pour toutes les époques, et suivant les intérêts divers, la démocratie revêt des sens différents. Ainsi, le contenu qu’en donne Nkrumah est diamétralement opposé à celui que nous martèlent continuellement les puissances impérialistes qui ne prennent que très rarement le temps d’expliquer ce concept, supposant sûrement qu’intuitivement, nous en saisissions le contenu et les implications idéologiques – ce qui n’est pas leur but, et ils en sont pleinement conscients –. Pourquoi la démocratie en Afrique alors ? La première question nous a permis de montrer que ce terme de démocratie est ambigu et qu’il ne peut pas y avoir de « démocratie » préfabriquée dans des laboratoires autres qu’africains pour l’usage d’Africains, cette attitude, ne nous y trompons pas, est un remix de la Conférence de Berlin de 1884 : des résolutions sur l’Afrique, pour l’Afrique – dit-on –, mais sans les Africains ; et nous en avons aujourd’hui les conséquences…Définitivement, la démocratie n’est pas une nécessité, elle n’est pas le remède miracle au développement, pas plus que son absence n’est un gage de sous-développement. Enfin, il fallait savoir comment imposer la démocratie. D’un mot, c’est exclusivement par des moyens eux-mêmes démocratiques.


[1] Nkrumah K., L’Afrique doit s’unir, tr. fr. Jospin L., Paris, Présence Africaine, 1994, pp. 155-156.

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22 Responses to “La démocratie ? Pourquoi ? Comment ?”


  1. 1 Kalla vincent 6 mai 2011 à 5:07

    Très bien Bitang je suis également de cet avis.Mais le problème reste le comment cette démocratie puisque j’ai l’impression que les africains ne savent même pas ce qui est bien pour eux, il n’y a qu’à voir ce qu’ils font de Gbagbo bien sûr avec le soutien de l’occident mais sans leur participation on n’y arriverait pas. je vais plus loin en considérant qu’en réalité ce n’est pas la démocratie qui convient aux africains.Démocratie ici au sens Lincolnien du terme. puisqu’on est sans ignorer que la majorité des africains est illettrée même si cela reste à vérifier.Et par illettrés ici j’entends même les intellectuels qui malgré tout se jettent dans des superstitions, des corruptions … comme s’ils n’avaient pas totalement intégré leur activité intellectuelle. si donc on convient que les africains sont en majorité des illustrés, ce qu’à mon avis les occidentaux savent très bien, alors comment penser que cette majorité là puisse diriger tout un pays voir un continent?En réalité, c’est aux spécialistes de ce domaine qu’est la politique qu’on doit remettre le pouvoir. le rôle de l’occident doit alors se limité à la formation des africains qui dirigeront alors eux-même leurs différents pays. Pour moi il est donc claire que c’est l’aristocratie qui convient aux africains… temps imparti …Kal

    • 2 jeanericbitang 12 mai 2011 à 10:05
        Grand Kal,
        en effet, le comment de l’application de la démocratie en Afrique est une question essentielle et je ne me risquerai pas à la traiter ici. Je le ferai surement plus tard, mais permets-moi, pour l’instant, de commenter, moi aussi ton commentaire.
        Primo, je ne suis pas d’accord avec le fait que tu dises que les Africains ne savent pas ce qui est bien pour mieux. Il me semble plus correct, que, sachant ce qui est bien pour eux, ils n’aient pas les moyens de faire autrement que ce qu’on leur demande de faire par force. Le problème est ici l’opposition: la force. Et rappelle toi que la force, la puissance c’est le capacité de faire, de faire faire et d’empêcher de faire. A l’échelle mondiale, l’Afrique manque clairement de force.
        Deuxio, sur le fait que l’Afrique n’ait pas besoin de démocratie, tu connais ma position. Mais il ne suffit pas, à mon sens, de rejeter simplement la démocratie, mais il faut encore « quelle » démocratie on rejette. Moi, c’est celle qu’on impose avec des bazooka et des tomawaks.
        Tertio, et pour finir, je ne pense pas que TOUTE la masse puisse diriger. Ceci n’est sûrement pas l’acception la plus rationnelle possible de la démocratie. Je pense plutôt qu’il faut que le dirigeant soit un « haut parleur », c’est à dire que de sa bouche résonne les attentes du peuple car ce n’est que de cette façon que le peuple dirige: lorsque son chef pose des problèmes qui le concerne et lorsqu’il qu’il parle véritablement pour lui. Et comment est-ce que ce rapport de « domination » du peuple sur son chef – ce qui est souhaitable en démocratie – peut-il être garanti? C’est à ce moment précis que je trouve Nkrumah assez intéressant. Tu me permettras de revenir encore au texte cité dans l’article.
        Nkrumah remarque en effet que celui qui détient le pouvoir – politique – doit détenir aussi la force économique, c’est à dire que si le pouvoir réel est au peuple, c’est au peuple, et non à l’Etat qui le représente seulement, d’avoir les terres. Un des premiers points essentiels de la facture sociale et de la lutte des classes, c’est à dire du sous-développement de l’une et le développement de l’autre des composantes de la société. En plus de « tuer » littéralement la démocratie vraie, la propriété privée – et même la propriété d’Etat – crée les classes, c’est à dire fracture la société.
        Si j’ai fait ce détour par Nkrumah c’est pour simplement dire qu’il faudrait repenser la démocratie afin de pouvoir – peut-être – l’appliquer à l’Afrique. Pour l’heure, et ce qui est acquis, c’est que cette démocratie qu’on nous montre ne nous est en rien profitable!
        Pour l’aristocratie, tu me permettras de douter…
    • 3 fabrice 8 mai 2014 à 5:55

      la démocratie est un terme bien défini et qui est universel. LA LIBERTÉ L’ÉGALITÉ ET LA FRATERNITÉ. En gros la justice pour tous. Et cela est une norme que le monde entier peux comprendre. La démocratie a été le premier régime politique adopté par les premiers hommes qui ont vécu en communauté.Nul besoin de lois mais une justice rendue par la communauté qui sanctionne le mauvais comportement d’une personne vis à vis d’une autre.Dans une tribu tout le monde respecte et partage sans avoir besoin de loi. EXEMPLE la déclaration universelle des droits de l’homme suffit à elle même pour définir la démocratie et la loi juste. Il n’existe aucun pays démocratique et d’ailleurs qui désigne ce statut? La plupart des lois sont illégales et injustes en opposition à la constitution

      • 4 jeanericbitang 9 mai 2014 à 12:46

        Bonjour Fabrice, j’ai vraiment beaucoup de mal à comprendre ce commentaire. Que voulez-vous dire?

      • 5 fabrice 9 mai 2014 à 4:39

        bonjour Jean Eric. Tout d’abord je me présente, Fabrice Delbonnel et je vis du coté de Toulouse, mon niveau scolaire est de 3ème, ce qui veux dire que je n’ai jamais été au lycée. J’ai 48 ans et travaille comme électricien dans le bâtiment et l’industrie; J’ai lu dans votre blog que vous êtes philosophe et ce n’est que depuis quelques années que je m’y intéresse. La démocratie pour moi rime avec sagesse et inclu la justice donc l’égalité pour tous

      • 6 fabrice 11 mai 2014 à 10:10

        peux être que je m’exprime mal mais pour moi la démocratie est une norme de société où les dirigeants doivent être des sages qui définissent les règles de bon voisinage et le comportement de bon père de famille. Je suis pas complètement d’accord avec la définition du gouvernement du peuple pour le peuple et par le peuple, en ce sens que certains peuples peuvent trouver normal, comme en Inde de violer les femmes, au Pakistan de tuer sa mère car elle sort seule dans la rue et comme dans certain pays d’Afrique qui pratique l’excision. Cordialement

      • 7 jeanericbitang 14 mai 2014 à 10:17

        Bonjour Fabrice, vous n’avez pas à avoir peur de votre expression, ni encore moins de vous inférioriser par rapport à moi. Ptahhotep, le premier philosophe de l’humanité, disait que la sagesse se trouve chez les sages comme chez les humbles pileuses. Donc, vous aussi, vous participez de la sagesse.
        On peut définir la démocratie de deux manières: soit comme système social ( la démocratie signifie alors l’égalité des individus) soit comme système politique (la démocratie est donc définie d’après l’étymologie). Lincoln définit la démocratie en tant que système politique, et effectivement, dans cette optique, la démocratie est le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple. Les exemples que vous prenez ne peuvent pas être utilisés dans votre argumentaire, parce que vous interroger non la politique, mais les « valeurs ». La démocratie véhicule un certain nombre de valeurs et les Occidentaux la brandissent elle-même comme valeur lorsqu’il s’agit de faire la morale aux autres peuples de la terre. Sur la question de l’excision, un joli livre de Emboussi Nyano permet de se faire une idée différente du pathos occidental traditionnel auquel on a trop souvent habitué: http://www.priceminister.com/offer/buy/15590216/Emboussi-Nyano-Revisiter-L-excision-Une-Apologie-De-Hawa-Greou-Livre.html#sort=0&filter=10.
        Mais comme je le disais dans mon article, un pays peut « démocratiquement » choisir d’être politiquement dirigé de manière dictatoriale. Dans ce cas, l’aspect social de la démocratie n’est pas couplé à l’aspect politique.

      • 8 fabrice 17 mai 2014 à 5:46

        Pourtant il me semble avoir lu sur la toile et vous me direz ce que vous en pensez « La démocratie est un régime politique ou plus largement un corpus de principes philosophiques et politiques dans lequel le peuple est souverain et détient le pouvoir collectivement « . La déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen ne serait elle pas la solution??

      • 9 jeanericbitang 26 mai 2014 à 3:33

        La démocratie y est bien définie en effet, mais je ne comprends pas la référence à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

      • 10 fabrice 22 mai 2014 à 8:01

        Bonjour Jean. Je me demande quand même si la démocratie est un système légitime. Je parle du système français puisque c’est celui que je connais le mieux et qui nous est imposé. car si on réfléchit sur le bien fondé de la loi du peuple elle m’apparaît en contradiction avec les fondement de la constitution. Les lois ont pour principe d’empêcher le peuple de faire sa loi donc de rendre justice en protégeant les faibles contre les forts. Avant ça le peuple lapidait brûlait ou pendait en place publique sans autre forme de procès. Avec la démocratie le peuple majoritaire peux interdire et punir en fonction de son point de vue, en contradiction totale avec les fondements de la constitution. La liberté de chacun s »arrête là où commence celle des autres. Et pourtant sous la pression du peuple beaucoup d’individu sont priver de leurs droits. Je pense à l’homophobie, le droit des femmes et l’égalité sous diverse forme. d’ailleurs la plupart des avancés sociales on été imposé contre l’avis du peuple

      • 11 jeanericbitang 26 mai 2014 à 3:35

        Si vous analysez les choses de cette façon en effet, la démocratie apparaîtrait comme une dictature: la dictature de la majorité. Mais ce n’est plus le cas quand on mobilise comme Rousseau, le concept de « volonté générale ».
        Mon problème dans cet article n’était pas tant la définition de la démocratie que sa légitimité lorsqu’elle est imposée par des moyens qui, eux, ne sont pas démocratiques.

      • 12 fabrice 9 juin 2014 à 9:14

        Bonjour. Démocratie pourquoi? Comment?
        Je vais essayer de vous démontrer que c’est LA SOLUTION UNIQUE de vivre dans un monde juste en défendant les droits de chacun.
        Ensuite les causes de l’échec des « démocraties » mise en place dans tous les pays et la solution applicable.
        Pourquoi? Car elle est garante des droits de l’homme, de représenter le peuple et de disposer d’une justice qui protege le respect de l »autre par des valeurs fondamentales et universelles. Dont le peuple à la pouvoir de l’imposer.
        Comment? En démontrant à chacun la cause commune à tout les pays de l’échec des forme de démocratie imposées.
        La principale cause est justement de prétendre qu’il n’existe pas de définition standard en fonction des intérêts de chacun. Je pense que votre réflexion se détourne du vrai sens de la justice, la fonction d’une loi, et les valeurs fondamentales.
        Tout le monde sait faire la part des choses entre le bien et le mal.
        Et c’est le sens réel de la déclaration universelle des droits de l’homme dont la constitution se réfère.
        Bien sûr que le sens du bien et du mal est une notion universelle et si vous poussez la réflexion philosophique, tout devient clair, limpide, simple.
        Je n’ai pas de référence philosophique (trop compliqué) à part une anecdote de Socrate qui à bien résumé les injustices provoquées par la mauvaise analyse du peuple qui discrimine et critique les autres en portant atteinte à leurs droits fondamental
        En imaginant un monde meilleur je me demande si les lois sont la cause de toute les injustices et imagine d’annuler toute les lois
        La loi peut donc se résumer à la simple définition du droit de chacun, ne pas porter atteinte à la liberté physique et moral. toutes sanctions en contradiction avec ses valeurs fondamentales doivent être banni.
        Demandez aux peuples du monde s’il est d’accord d’annuler toutes les lois et d’être punis que quand on porte atteinte à une personne ou que l’on assume pas ses responsabilités.
        Donc fini les discrimination des minorité et les gens critiqués pour des pratiques différentes
        Je met au défi toute personnes, prof de philo, politicien et autres avis amateurs, de mettre en cause ma conception d’un système équitable, juste et respectueux.
        La véritable démocratie doit être communautaire et en respect du droit de chacun, c’est pas plus compliqué que ça!!!!!!!

  2. 13 mugisho 26 janvier 2013 à 3:38

    Je ne crois donc plus à la démocratie car elle n’existe pas. même dans les pays développés ça n’existe pas. au Congo je n’en parle plus

    • 14 jeanericbitang 27 janvier 2013 à 8:40

      C’est votre droit M. Mugisho. Mais nous ne sommes pas contraints d’être « démocratiques ». C’est ce que mon article voulait montrer: c’est à dire que la démocratie, n’est pas « démocrature ». Encore qu’on peut argumenter plus longuement…

    • 15 fabrice 16 juin 2014 à 6:58

      Et oui la démocratie n’existe pas et pourtant les intellos crient haut et fort que la France est une démocratie. Je crois que personne ne connait la définition exacte de la démocratie et de fait empêche sa mise en place. Le seul moyen d’imposer la démocratie c’est de rétablir son sens précis, la notion exacte du terme. La démocratie permet au peuple d’être libre et de profiter de la justice qui détermine les règles indispensables pour sa mise en application. La notion philosophique n’est pas incompatible avec un système politique basé sur les valeurs démocratiques pour créer une société ou la majorité n’a aucun pouvoirs. La justice est suffisante en se basant sur les valeurs fondamentales en partie décrites par la déclaration universelle. En démocratie le peuple ne peux pas imposer sa loi si elle n’est pas conforme aux valeurs morales. Les français manifestent contre le droit à l’adoption pour les homosexuels. de quel droit se permettent ils d’empêcher un adulte d’adopter. ils ont rien d’autre à foutre plutôt que de manifester pour le maintient à toute lois d’être conforme à la constitution. Sinon on laisse les dirigeants bafouer nos droits et prendre les commandes pour dicter sa loi. Les français en majorité sont à coté de la plaque ils perdent de vue les vrai coupable et sont le bras armé du gouvernement qui doit bien se marrer en regardant tout ces cons qui comprennent rien et font le boulot à leurs place. bref misère humaine? quand va t-on se réveiller et être lucide avoir conscience de ce qui se passe et de réfléchir sur comment fonder une société libre heureuse et accepter la différence. La liberté de chacun s’arrête là où commence celle des autres. Rien qu’avec ça on peut commencer les fondations en rendant la justice sur ses convictions et éliminer toute ces lois à la con qui fabrique le délit et les délinquants en laissant libre les plus aisés qui escroquent des consommateurs abrutis par la télé française. J’ai honte d’être blanc mais plus encore d’être francais

      • 16 jeanericbitang 1 juillet 2014 à 12:47

        Quand vous dites que la démocratie n’existe pas, il faudrait encore préciser le sens dans lequel vous prenez le mot « démocratie ». La démocratie c’est la liberté – c’est le sens politique du mot – mais c’est aussi l’égalité – sens social -. Ce sont ces deux volets du concept que je vous invitais à apprécier dans un de mes anciens commentaires.
        En démocratie, les valeurs morales sont les valeurs de la majorité puisque la morale émane de la société et que la société est à l’image du plus grand nombre. La morale ne peut donc pas être au dessus du suffrage, c’est le problème auquel aboutissait Kant dans son analyse des fondements rationnels de la morale. Sur ce point, votre analyse manque de pertinence et de justesse. Libre à vous d’avoir honte d’être blanc ou français: c’est votre droit.

      • 17 fabrice 7 juillet 2014 à 11:02

        Bonjour, j’ai poussé le réflexion sur les raisons du bien fondé de la constitutionnalité et la démocratie. Pour mémoire le peuple s’est révolté contre les sévices et injustices de régimes tyrannique, autoritaire, etc,qu’il subissait depuis trop longtemps. Puis vient le moment de réfléchir ensemble sur une forme de société juste et équitable en définissant les valeurs et principes pour mettre fin au pouvoir. D’ailleurs en France la constitution est la loi suprême que tout le monde doit respecter. Sauf que le conseil constitutionnel n’est pas contrôlé et personne ne peut remettre en question ses jugements. Le peuple actuel subit les règles que le gouvernement impose sans être en conformité avec la constitution.
        Rappel du principe démocratique. le peuple est souverain et vote le parti politique qui à pour mission de mettre en place la démocratie.
        Toutes propositions de lois doit être conforme aux valeurs républicaines et le peuple aussi doit s’y soumettre.
        A nous d’imposer la 6ème république, l’application à la lettre de la démocratie en supprimant les lois qui sanctionne des citoyen n’ayant commis aucun mal à personne, votées sous la pression d’une parti du peuple qui veut imposer sa loi.
        Le peuple élit le gouvernement et doit pouvoir le contrôler et le sanctionner si des atteintes portant sur l’intégrité morale et physique de chaque citoyens, sont dénoncées.
        La justice doit être rendu par des fonctionnaires en conformité avec le droit et devoirs de toutes les règles de bonnes conduites. Et contrôlé par un organisme populaire.
        La révolution française nous à montré le chemin à prendre pour enfin vivre en parfaite harmonie sans discrimination et respecter la différence dans un état de droits dont le peuple est le principale acteur pour vivre dans une société juste stable. La valeurs morale est décrite dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, inclus dans en démocratie C’est juste des notion du bien et du mal et des droits et devoirs de chacun
        Une société peut être gouvernée sur des principes philosophiques et politiques à la fois. A nous de nous réunir pour bien rappelez les règles que nous accepterons tous pour le bien de tous et de fonder la 6ème republique pour interdire la 5ème donnat tout pouvoirs au presidents
        Cordialement

      • 18 fabrice 11 août 2014 à 3:01

        Bonjour et bien d’accord avec vous sur la définition exacte de la démocratie qui pour moi est juste à rappeler au peuple et au gouvernement. Je comprend pas la confusion de la définition de démocratie’ certainement nourrit pour embobiner le peuple, car à mes yeux elle est plutôt clair. Si vous prenez la définition de république démocratique le sens politique et moral cohabitent. Pour bien définir la démocratie il faut simplement revenir aux définition exacte de chaque domaine de compétence. Premièrement qu’est ce qu’un ETAT DE DROIT? Son rôle est très précis. Les valeurs de la majorité ne sont pas un problème en soit puisque le vote d’un gouvernement soumet les élus au droit qui à été édicté. Mais pour bien comprendre ce qu »est une république démocratique il faut préciser le sens des termes qui la composent. Le sens du mot JUSTICE! Le sens du mot DROIT! Le sens du mot DEVOIR! Le rôle d’une LOI avec ses statuts. Déjà là on commence à comprendre notre valeur citoyenne spolier par un régime plutôt oligarchique. La valeur principal de la démocratie est l’égalité et l »équité, les droits et devoirs, ce qui empêche naturellement et normalement une prise pouvoir. Rien qu’en partant de ces principes supérieurs aux lois nous pouvons entamer la mise en place d’un régime en conformité totale avec la DDHC de 1789 la DUHC de 1948. A nous le peuple de constituer ou designer une commission pour demander des comptes sur la constitutionnalité des lois et règles promulguées par nos élus. Ce droit nous est acquis dans la définition d’un état de droit et nous permet même de prendre les mesures qui s’impose en la matière. Et cela est possible que si tout le monde s’accorde sur le sens exacte de ce qu’est une démocratie. Mais franchement je ne comprend pas le flou inspiré sur la plupart des sites qui abordent ce sujet. En espérant avoir été plus clair. Cordialement

      • 19 fabrice 11 août 2014 à 3:28

        1. Déclaration de 1789 : « La Loi n’a le droit de défendre que les actions nuisibles à la Société… » (article 5); « …Elle doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse… » (article 6) ; « La Loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires… » (article 8) ; Déclaration de 1793 : « La loi est l’expression libre et solennelle de la volonté générale ; elle est la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse ; elle ne peut ordonner que ce qui est juste et utile à la société ; elle ne peut défendre que ce qui lui est nuisible » (article 4) ; « La loi doit protéger la liberté publique et individuelle contre l’oppression de ceux qui gouvernent » (article 9)

  3. 20 noelie 11 avril 2013 à 3:56

    que dire de l’UA et la queston de la légitimité démocratique?

  4. 22 Johnb699 8 mai 2014 à 4:37

    Really appreciate you sharing this post.Thanks Again. Really Great. ddbkddgeceak


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