L’iconoclasme révolutionnaire de Marcien Towa: utopie ou possibilité objective?

Jean Eric BITANG

Université de Douala

L’ICONOCLASME REVOLUTIONNAIRE DANS SON CONTEXTE

Une bonne partie de la littérature Africaine moderne et contemporaine – dans une certaine mesure – a été une littérature réactionnaire en réponse aux attaques racistes des préjugés formulés par Hegel sur le caractère non philosophique du Noir. Or, la caractéristique principale de l’activité philosophique est l’usage de la raison et on comprendra donc, par voie de conversion que refuser la capacité de philosopher à un Peuple c’est lui refuser aussi le pouvoir de penser. Tout serait tellement simple si les conclusions s’arrêtaient seulement à ce niveau. En effet, on pourrait très bien dire avec Senghor que « La raison est hellène » de sorte que nous, Noirs, ne nous contentions que de l’émotion. Mais le problème est grave. Le fait est qu’on s’accorde volontiers sur le fait que ce qui différencie l’homme de l’animal est le fait que le premier use de… la raison quand le second fonctionne sur un mode instinctif. La conclusion de la position apparemment naïve de Hegel est donc démasquée et on pourrait – et on l’a fait –, à partir d’elle, construire l’horrible syllogisme que voici :

 (1) La philosophie est une activité rationnelle et les hommes possèdent la raison ;

(2) Or, les Africains ne possèdent pas de philosophie ;

(3) Ils sont donc des sous-hommes.

 Monsieur Towa nous formule un syllogisme similaire aux pages 17 et 18 de L’idée d’une philosophie négro-africaine (Yaoundé, CLE, 1997 (1979). Il y écrit précisément :

 « L’homme est être essentiellement pensant, raisonnable

« Or le nègre est incapable de pensée et de raisonnement. Il n’a pas de philosophie, il a une mentalité prélogique, etc.

« Donc le Nègre n’est pas vraiment un homme et peut être, à bon droit, asservi, traité comme un animal ».

 Il était donc question de prouver l’humanité du Noir par la revendication culturelle – c’était le moment de la Négritude – et par la revendication d’une philosophie spécifique – c’était le moment de l’ethnophilosophie –. Quoi qu’il en soit, ces deux courants de pensée s’inscrivaient dans la logique selon laquelle l’Africain devrait retourner aux sources pour redevenir ce qu’il a été et ainsi accentuer la différence entre l’Occident et Nous. M. Towa se situe à contre courant et de la Négritude – il en donnera une critique sévère dans Léopold Sédar Senghor : Négritude ou servitude ?, Yaoundé, CLE, 1970 – et de l’ethnophilosophie – dont la critique majeure est exposée dans l’Essai sur la problématique philosophique dans l’Afrique actuelle, Yaoundé, CLE, 1971 –. C’est dans la même lancée contestataire qu’il faut situer son iconoclasme révolutionnaire qui est une négation de l’idée moderne de « renaissance Africaine » en tant que retour moutonnier aux sources. Monsieur Towa, oppose à cette approche son concept d’iconoclasme. Que faut-il entendre par ce terme ? Quels en sont les enjeux ? Et surtout, quelle est sa valeur en tant que pratique ? Telles sont les questions qui guident la rédaction de la présente recherche.

L’ICONOCLASME EN QUESTION

Par ce terme d’iconoclasme, il faut entendre la fracture d’avec le passé, d’avec le sacré, d’avec la tradition, d’avec le déjà-là en vue d’un a-venir. Pour analyser en profondeur la position de M. Towa par rapport à ce concept nous le diviserons en plusieurs moments. D’abord, l’attitude iconoclaste ; ensuite le rapport à l’autre qui est ici l’occidental ; et enfin, la question de l’identité et de la différence.

Monsieur Towa écrit qu’il faut que nous soyons plus regardants et exigeants envers nous-mêmes, que nous n’altérions pas notre passé pour pouvoir revêtir des ornements que nous n’avons jamais eu, et même, si ces ornements eurent existés, ils ne nous empêchent aucunement d’en fabriquer de nouveau pour nous de sorte qu’ils ne soient pas des vestiges du passé, mais des fruits de l’effort créateur du présent. C’est cette critique majeure que l’auteur de l’Essai sur la problématique philosophique dans l’Afrique actuelle (que nous abrègerons désormais Essai) formule à l’ethnophilosophie en ces termes :

 « Amener au jour une authentique philosophie négro-africaine établirait à coup sûr que nos ancêtres ont philosophé, sans pour autant nous dispenser, nous, de philosopher à notre tour. Déterrer une philosophie, ce n’est pas encore philosopher »[1].

 En d’autres termes, l’attitude iconoclaste du point de vue de notre soi est premièrement une attitude critique et non dogmatique. C’est en ce sens que M. Towa s’oppose à M. Fouda qui écrivait dans sa thèse de Doctorat que la philosophie Africaine « Doit se transmettre à travers les âges comme un héritage à recevoir, à défendre et à incarner pour atteindre à l’existence authentique »[2]. S’il faut résumer en un mot l’attitude iconoclaste telle que la présente M. Towa, le mot juste serait sûrement celui qu’il emploie lui-même, c’est-à-dire « l’attitude positive » vis-à-vis de nous-mêmes – avec ce mot entendu comme tradition –. Et s’il fallait citer un passage de son Essai pour nous rendre compte de l’attitude iconoclaste, le meilleur passage serait assurément celui-ci : « Pour le philosophe [et par extension l’iconoclaste], écrit t-il, aucune donnée, aucune idée, si vénérable soit-elle, n’est recevable avant d’être passée au crible de la pensée critique »[3]. L’attitude iconoclaste est donc une attitude critique à la Descartes, et à cet endroit on comprend pourquoi M. Towa s’appuie délibérément sur Descartes pour expliquer son iconoclasme (pp. 57-58). En effet, la philosophie de Descartes ne commence que lorsque ce dernier décide de rompre avec l’héritage du Collège de la Flèche ; or, ce détachement de la tradition, ce recul critique vis-à-vis d’elle, tel est, selon M. Towa, le moment iconoclaste et philosophique par excellence car la philosophie n’est pas répétition, mais création. Par ce pan, l’iconoclasme nous révèle son côté créatif, car détourner l’homme – et précisément l’Africain – du ruminement de son passé, c’est le tourner vers les problèmes de son temps qu’il a le devoir de résoudre ponctuellement ; c’est le pousser à résoudre ses problèmes avec les moyens dont il dispose hic et nunc : c’est, pour utiliser les termes de M. Njoh-Mouelle, le tirer vers son développement intégral, car l’homme excellent, c’est l’homme créateur, c’est-à-dire libre ; car la tradition emprisonne l’esprit dans le confort de la routine et par là atrophie la capacité créatrice. Mettre la tradition à distance, de ce point de vue, ce n’est donc pas tuer l’homme, au contraire, c’est l’élever à l’actualité pressante du monde dans lequel il vit et aux problèmes consubstantiels à son époque et à son temps car tout philosophe, nous dit Hegel est fils de son temps.

Dans le rapport que l’iconoclasme de M. Towa établit entre l’Afrique et l’Occident, il serait intéressant de substituer à ces termes, d’autres plus porteurs de sens. Dans la philosophie de M. Towa, l’Occident signifie la science et la technologie, c’est-à-dire que le rapport de l’Afrique à l’Occident est le rapport de l’Afrique à la science et à la technologie. Pour M. Towa, il faut « Domestiquer la science et la technologie »[4] car la science et la technologie sont le « secret » de la puissance européenne qu’il faut nous aussi avoir pour pouvoir penser espérer être à un niveau équivalent – ou presque – au leur. Dans l’argumentation de M. Towa, pour que l’Afrique s’élève au même niveau de puissance que l’Europe, il faut que ces derniers atteignent le même degré de maitrise de la science et de la technologie que son ancien maitre. En effet, selon le philosophe d’Endama :

 « C’est seulement en édifiant une puissance comparable aux plus grandes puissances de notre temps, et donc capable de résister à leur agression éventuelle et à leur impérialisme que nous aurons le pouvoir et les moyens de nous affirmer comme monde auto-centré politiquement, économiquement et spirituellement »[5].

 Or, qui dit « puissance » dit, dans le langage de M. Towa, non nécessairement moyens financiers, mais puissance scientifique et technique. Il faut donc « assimiler » le secret de la puissance européenne, et cette assimilation marque le zénith iconoclaste de la pensée de Towa et aussi le moment le plus controversé : l’abolition de la différence, la dilution du soi Africain dans le non-soi Occidental.

DE LA DIFFERENCE AU DIFFEREND

Sur la question de la différence, M. Towa était clair depuis l’Essai :

 « La volonté d’être nous-mêmes, d’assumer notre destin, nous accule finalement à la nécessité de nous transformer en profondeur, de nier notre être intime pour devenir l’autre »[6].

  En clair, il faut « Exorciser le culte de la différence »[7]. Cette négation du soi est ce que M. Towa nomme le « radicalisme iconoclaste » (Essai, p. 47) dont il dit qu’il nous permettra « paradoxalement » ajoute t-il, d’être nous-mêmes. Comment cela ? M. Towa explique que l’Afrique ne pourra se développer qu’en  annulant la différence qu’elle a avec l’Occident car cette différence est la clef de leur succès sur nous, c’est-à-dire de notre défaite face à eux. C’est dans l’appropriation du secret de l’Occident, mais encore mieux, dans la dilution de notre identité dans celle occidentale que nous parviendrons à échapper à leurs griffes colonisatrices et impérialistes. C’est ainsi qu’il écrit :

 « … aussi sûrement que la raison de notre défaite par l’Europe réside dans ce qui nous en différencie, le secret de l’Europe réside dans ce qui la différencie de nous et de toutes les civilisations auxquelles elle a infligé le même sort »[8].

 La réalité est que M. Towa considère la différence comme un différend, mais précisément la différence que nous avons face à eux, c’est-à-dire qu’il ne considère notre différence face à eux comme un tort de notre part. On pourrait analyser la situation de façon inverse et voir que c’est le recul de la différence qui nous sépare de l’Occident qui est la cause de notre perte : dans tous ces cas de figure, la différence serait un différend ainsi qu’il en est dans la philosophie de M. Towa.

La deuxième option théorique nous conduirait à présenter la colonisation comme le mal premier dont souffre l’Afrique car c’est la colonisation qui nous a mis à une bonne distance de nous-mêmes en réduisant le fossé qui nous séparait – en nous conservant – du despotisme occidental. Le déclin de l’Afrique commence avec l’arrivée des colons sur nos terres et aucun historien digne de ce nom ne pourra prouver le contraire. C’est la rencontre avec l’Occident qui a été notre perte ; c’est l’annulation de notre différence avec eux qui est la cause de notre situation actuelle dans ce monde, car en voulant supprimer la différence fondamentale qu’il y avait entre nous, en faisant de nous des copies du modèle humain occidental et en n’arrivant pas à réaliser cette coupure de façon franche, les occidentaux ont fait de nous des hommes culturellement perdus, à cheval entre eux et eux-mêmes ; entre ce qu’ils sont et ce qu’ils ne sont pas ; entre ce qu’on voudrait qu’ils soient et ce qu’ils sont en réalité. M. Towa fait fi de cette réalité historique et, même s’il est vrai qu’on ne peut plus remonter en arrière et empêcher les colons de franchir nos côtes, on peut au moins les empêcher, aujourd’hui, de coloniser nos cerveaux. A ce moment précis, l’analyse de M. Towa révèle son potentiel colonialiste car elle entraîne à la continuation de la fragmentation du soi Africain et contribue, théoriquement, à la dilution du soi africain dans le soi occidental au nom de la science. Cette dilution s’est jadis fait au nom de Dieu et de la bonne nouvelle, et aujourd’hui, cette dilution est faite en Libye et en Côte d’Ivoire au nom de la Démocratie. Il est quand même surprenant que les Africains ne se rappellent que trop peu des démarches impérialistes occidentales qui créent des concepts n’ayant rien à voir avec la finalité de leur action. Lorsqu’on analyse les choses de cette façon, l’iconoclasme révolutionnaire de M. Towa n’est ni plus ni moins que de la colonisation intellectuelle ; un concept d’Africain aliéné intellectuellement ; une chimère qu’il faut expulser loin de l’Afrique car continuant sur le plan théorique les ambitions impérialistes du colonialisme occidental. Sur ce point, cette remarque de Nkrumah mérite bien plus d’attention que les développements de M. Towa : « Il faut se débarrasser du colonialisme »[9], ainsi que du néocolonialisme qui n’est que colonialisme à domicile, c’est-à-dire de l’intérieur véhiculé quelques fois, comme ici, par les intellectuels les plus éminents du continent.

Du point de vue de la différence, l’iconoclasme de M. Towa montre ses faiblesses : il considère la différence comme un différend et non comme un facteur de conservation de soi. Voir un différend dans la différence n’est rien d’autre que faire acte d’intolérance vis-à-vis de l’autre. De même, voter pour l’extinction de la différence au nom de quel que concept que ce soit n’est pas souhaitable, car c’est en se différenciant de l’autre qu’on sait qui on est. La différence est donc à encourager surtout lorsqu’elle est différence culturelle et non à supprimer. Toutefois, il ne s’agit pas, au nom de la différence, d’éviter de questionner notre culture, c’est-à-dire de nous questionner nous-mêmes. Sur ce point de vue, l’attitude critique à adopter vis-à-vis de nous-mêmes que prône M. Towa est assez intéressante de même qu’elle révèle une partie de l’utopisme du radicalisme encensé plus haut.

L’ICONOCLASME UTOPIQUE

Deux raisons au moins nous poussent à taxer l’iconoclasme de M. Towa d’utopique. La première est liée à la nature même de la théorie de M. Towa, et la seconde est liée à la notion de culture. En effet, dès l’intérieur de son Essai, M. Towa fait perdre du radicalisme à son iconoclasme. Rappelons-nous qu’il le taxait d’iconoclaste au départ, mais il en vient à dire que « La révolution n’abolit pas et ne peut pas abolir le passé, mais seulement la dictature du passé »[10], affirmation qui contraste radicalement avec celle que nous avons cité en note de bas de page numéro six. Son radicalisme perd donc en fougue et se contente de n’être qu’une attitude vulgaire. Pourquoi garder donc le terme d’iconoclasme révolutionnaire ? Surtout, pourquoi ne pas corriger le sens de la pensée car il serait plus judicieux de supprimer de ses livres les mots comme « nier en profondeur », « devenir l’autre », etc. pour ne laisser que ceux qui expriment la conclusion de sa pensée, c’est-à-dire le fait que nous regardions notre culture de manière critique. Cette objection est interne à la pensée de M. Towa. On peut en formuler une autre, extérieure. M. Njoh-Mouelle a écrit qu’ :

 « […] il serait désastreux pour un peuple comme pour une personne individuelle de vivre strictement dans le plus complet oubli du passé. Il y a une valeur dans la tradition en tant que telle : c’est la sauvegarde de l’unité de caractère sans laquelle le peuple tout comme l’individu n’auraient pas de personnalité identifiable »[11].

 Si on tire toutes les conclusions de l’iconoclasme radical de M. Towa, on arrive à la conclusion selon laquelle l’Afrique et les Africains ne devraient plus avoir de culture si ce n’est une culture qui existerait en tant qu’annexe de celle Européenne puisque le soi Africain aurait été substitué par le soi Européen. La conséquence, n’en déplaise à M. Towa n’est pas la lumière du développement, mais les ténèbres de la perdition historique, car le manque d’identité est un problème grave. Mieux, une caractéristique qui dit éminemment bien le sous-développement[12]. Sur ce point, M. Towa est en retard par rapport à la Négritude qui a bien compris que la culture était un élément important de l’identité, mais il est en avance sur ce courant parce qu’il a compris, à l’inverse des « négrologues »[13] que la culture n’asphyxie pas l’homme. Un Peuple sans culture ou avec une culture d’emprunt – ce que nous propose M. Towa – n’est tout simplement pas un Peuple, car le Peuple commence à exister à partir d’une conscience de soi que conserve la culture. Détruire la culture d’un Peuple c’est tout simplement le détruire. M. Towa, en voulant faire l’ange fait exactement le contraire pour l’Afrique avec son iconoclasme. Pour ces deux raisons principales, il la position de M. Towa est utopique et irréalisable, mieux, elle n’est pas souhaitable.

SORTIR DE L’UTOPIE

Si l’option théorique – et pratique – de M. Towa concernant le développement de l’Afrique semble être une impasse, il faut bien lui trouver un substitut. Nous voyons ce dernier dans le consciencisme de Nkrumah. S’il faut résumer en un mot le consciencisme, surtout en ce qui concerne sa théorie sociale, cet extrait de texte est le plus représentatif :

 « Le consciencisme est l’ensemble, en termes intellectuels, de l’organisation des forces qui permettront à la société africaine d’assimiler les éléments occidentaux, musulmans et euro-chrétiens présents en Afrique et de les transformer de façon qu’ils s’insèrent dans la personnalité africaine »[14].

 Nous voyons que les logiques des deux doctrines sont bien différentes. Du côté de M. Towa on a l’exclusion d’une partie, et en l’occurrence, de la partie la plus concernée par le changement, alors que chez Nkrumah, il n’y a pas assimilation mais intégration des valeurs étrangères sur le socle bien fermes des valeurs africaines. De ce fait, Nkrumah, a, sur ce point, bien plus raison que M. Towa.


[1] Towa M., op. cité, p. 29.

[2] M. Fouda cité par M. Towa, ibidem.

[3] Ibid., p.30.

[4] Towa M., L’idée d’une philosophie négro-africaine, Yaoundé, CLE, 1997, p. 55.

[5] Towa M., Essai, op. cité, p. 52.

[6] Ibid., p. 39.

[7] Towa M., L’idée, op. cité, p. 65.

[8] Towa M., Essai, op. cité, p. 56.

[9] Nkrumah K., Le consciencisme, tr. fr. L. Jospin, Paris, Payot, 1964, p. 109.

[10] Ibid., p. 48.

[11] Njoh-Mouelle E., De la médiocrité à l’excellence, 3è éd., Yaoundé, CLE, 1998, p. 61.

[12] Cf. Njoh-Mouelle E., op. cité, pp. 34-47.

[13] Cf. le titre du livre de Stanilas Adotévi, Négritude et négrologues, Paris, UGE, 1972.

[14] Nkrumah K., op cité, p. 120.

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2 Responses to “L’iconoclasme révolutionnaire de Marcien Towa: utopie ou possibilité objective?”


  1. 1 fernande ndzama 19 juin 2017 à 5:34

    Ah! En fin un vrai philosophe africain qui sait voir les choses telles qu’elles sont.
    Marcien Towa était un géni et il le demeur.


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