Comme ça, les Africains ne sont pas les Arabes ? Ou Hegel toujours actuel

Je ne sais pas pourquoi je n’écris cet article que maintenant. Peut être que le temps dont je dispose pour faire autre chose qu’essayer de (sur)vivre y est pour quelque chose. Toujours est-il que je l’écris, et c’est sûrement cela le plus important.

Le jour de l’assassinat de Kadhafi, certaines chaines coloniales françaises nous ont fourni des émissions, notamment l’émission « C dans l’air » sur la chaine « x ». Certains « grands penseurs » ont analysé la situation en Libye et disséqué le cadavre du Guide Libyen. Au-delà de leur ton hautain et emprunt d’un grand pédantisme, j’ai surtout remarqué le vocabulaire utilisé pour qualifier les personnes avec lesquelles le Guide aurait fait des affaires durant sa vie. Il y en avait trois types : les Occidentaux, les Arabes et les Africains. Mais le plus frappant, ce n’est pas que cette distinction existe, c’est qu’elle est appliquée de façon très grossière ; elle est appliquée à la limite de la ségrégation raciale. La différence que nos consultants – qui n’ont pas vraiment consulté grand-chose – faisaient entre les Arabes et les Africains m’a fait froid dans le dos. Ils disaient par exemple que Kadhafi a d’abord traité avec les Arabes, c’est-à-dire l’Egypte, le Maroc, la Tunisie et le Maroc, avant de se résigner à traiter avec les Africains, c’est-à-dire le reste de l’Afrique ou encore l’Afrique Noire. Qu’il y a-t-il de bizarre et de dangereux dans cette classification ?

Premièrement, le fait que la distinction se fait non sur une base objective – la nationalité par exemple – mais sur un critère hautement trompeur, faussé et dangereux : la couleur de la peau. Dans le vocabulaire de nos consultants, est Africain qui est Noir et non qui est porteur de la nationalité de l’un des 53 pays d’Afrique. Or, ces gens viennent du pays dans lequel il y a eu un débat sur l’identité nationale. Lorsqu’on catégorise les gens à partir de leur couleur de peau à l’échelle la plus haute – ou presque – de l’intelligentsia d’un pays, que va faire la doxa ? Nous avons ici une très bonne illustration de la manière donc le Français, car les consultants étaient Français – et, je pourrais même prendre le risque de conjecturer que cette manière de parler des Africains en termes de Noirs, de Nègres en France n’est pas différente des autres pays occidentaux – voit le Noir bien que Français : comme un Africain à cause de sa couleur de peau. Voilà dans quelle situation se situent nos ex-frères qui, adoptant la nationalité du colon, ne sont pas vraiment le colon, mais ne sont plus vraiment ce qu’ils étaient. On ne vous considèrera jamais comme un Français puisque vous êtes Noir, mais on ne vous considère plus comme un Africain parce que vous êtes, sur le papier, citoyen Français. Qu’un critère aussi moyenâgeux que la couleur de la peau  soit encore utilisé aujourd’hui, en 2011, pour parler des hommes : voilà le désastre.

Deuxièmement, peut être que nos consultants ne le savaient pas, mais en séparant le Maghreb du reste de l’Afrique, en traitant cette partie de l’Afrique comme hors de l’Afrique, ils font acte d’hégélianisme. Or, nous savons où mène la doctrine du Maitre-raciste d’Iéna. Pour ceux qui ne le sauraient pas, faisons un petit point des connaissances. Pour le raciste qu’est Hegel, l’Afrique n’est pas un territoire dans lequel s’exprime la raison qui aurait commencé son voyage initiatique en Orient avant d’atteindre la Grèce et de fleurir dans la nation Germanique. Chez Hegel déjà, l’Afrique du Nord n’est pas vraiment l’Afrique, mais il serait plus édifiant de laisser Hegel lui-même parler :

« L’Afrique est, pour ainsi dire, composée de trois continents qui sont totalement séparés l’un de l’autre et n’ont aucune communication réciproque. L’un se trouve au sud du désert du Sahara : c’est l’Afrique proprement dite (…) »[1].

 Mais l’idéologue raciste allemand ne s’arrête pas à diviser l’Afrique : il en hiérarchise les différents « continents ». Aussi écrit-il :

 « L’Afrique septentrionale donne sur la méditerranée et s’étend, vers l’ouest, jusqu’à l’Atlantique (…) C’est un territoire qui s’étend jusqu’à l’Egypte (…) il y a des vallées fertiles qui en font l’une des plus belles et des plus riches contrées du monde (…) On peut dire que toute cette zone n’appartient pas à l’Afrique, mais à l’Espagne [c’est-à-dire à l’Occident] »[2].

 A l’opposé :

« L’Afrique proprement dite est la partie de ce continent qui en fournit la caractéristique particulière. Ce continent n’est pas intéressant du point de vue de sa propre histoire [encore faudrait-il que le raciste allemand lui en reconnaisse une], mais par le fait que nous voyons l’homme dans un état de barbarie et de sauvagerie qui l’empêche encore de faire partie intégrante [rappelons-nous l’hégélianisme de M. Sarkozy à Dakar qu’on pourrait ainsi traduire : « L’Afrique ne fait pas encore partie intégrante de l’histoire puisque – et là nous le continuons avec Hegel – « dans cette partie principale de l’Afrique, il ne peut y avoir d’histoire proprement dite. Ce qui se produit, c’est une suite d’accidents, de faits surprenants. (Ibid., p. 249) »] de la civilisation. »[3]

 En clair, l’Afrique du Nord, l’ « Afrique Arabe » ou le Maghreb, ne serait pas vraiment l’Afrique, ou, même si c’était le cas, elle serait supérieure à l’autre Afrique, l’Afrique du Sud, l’ « Afrique des Noirs », L’Afrique proprement dite. Le plus étonnant c’est que les Africains eux-mêmes, ou, pour ne pas les vexer, et ainsi mélanger leur sang « espagnol » avec le notre, barbare, les « maghrébins » se sentent eux-mêmes comme hors d’Afrique, comme formant une unité composite. En tout cas, c’est ce qu’on peut lire dans le Credo de l’unicité qu’il faudrait plutôt rebaptiser le Credo de la bêtise. Le poète algérien Moufdi Zakara écrit :

« J’ai foi en Allah, comme divinité, dans l’Islam (…) et dans l’Afrique du Nord [et pas en l’Afrique tout court], comme partie une et indivisible (…) L’Islam est notre religion, l’Afrique du Nord [et non l’Afrique tout court] notre patrie et l’arabe notre langue (…) [Seul] Tout musulman [et pas le reste], en Afrique du Nord [et en Afrique du Nord seulement] (…) est mon frère et partage mon âme. Je ne fais aucune distinction entre un Tunisien, un Algérien et un Marocain [mais j’en fais une entre un Arabe et un Noir, un Musulman et un Athée, un Maghrébin et un tout autre Africain] (…) Notre patrie est l’Afrique du Nord, patrie indissociable de l’Orient arabe (…) »[4].

Ce texte n’a rien d’unificateur, au contraire, il accentue les divisions de l’Afrique, et doit être impérativement banni. Le plus important, pour nous, à l’heure actuelle, ce n’est pas l’unification d’une partie de l’Afrique, mais bien de toute l’Afrique. A ce credo barbare qui hiérarchise les hommes, les stratifie et sépare, nous préférons le vrai Credo de l’unicité, le credo du corpus nkrumahiste : le credo qui pense que l’Afrique sera une ou ne sera pas ! Nous n’avons que deux choix : l’unité ou la mort, et le cri de Nkrumah martelant encore à ses frères, à tous ses frères, sans distinction de couleur de peau, de religion, de pays, de langue : « Africa must unite ! » résonne encore dans mon cœur comme l’unique voie de notre salut. « Pour cette raison, écrivait le grand homme, je crois que même l’idée de fédération régionale de l’Afrique serait dangereuse en Afrique »[5].

Cette régionalisation de l’Afrique est dangereuse car elle accentue les particularismes, c’est-à-dire les divisions qui n’ont d’autre but que de retarder l’unité africaine[6]. Ni Nkrumah, ni moi-même ne pensons que la différence doit disparaitre dans l’unité, que les spécificités culturelles doivent s’évaporer, car la différence n’est pas un frein, mais le moteur de l’unité. C’est justement parce que nous sommes différents que nous avons tous quelque chose à apporter à notre seule vraie patrie : « L’Afrique tout court ! ».

Finalement, les Blancs ont très bien intégré la terminologie raciste et 400 ans d’exploitation des Noirs ne s’effacent pas parce qu’on a écrit sur un papier que tous les naissent libres et égaux en droits. Mais si ces gens nous voient comme les chiens, est-ce une raison suffisante pour nous voir de cette façon nous-mêmes ?


[1] Hegel (Georg Wilhem Friedrich), La Raison dans l’Histoire, tr. fr. par Kostas Papaoiannou, Plon, 1965, p. 246.

[2] Ibid., p. 246. Souligné dans le texte.

[3] Ibid., p. 247. Souligné dans le texte.

[4] Zakara cité par Toumi (Mohsen), Le Maghreb, Paris, PUF, « QSJ », 1982, p. 124-126.

[5] Nkrumah (Kwame), L’Afrique doit s’unir, tr. fr. L. Jospin, Paris, Présence Africaine, 1964, p. 246.

[6] Pour une analyse nkrumahiste de cette situation, le lecteur intéressé pourra se reporter à notre article : « Balkanisation et sous-développement en Afrique. Une analyse nkrumahiste ».

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18 Responses to “Comme ça, les Africains ne sont pas les Arabes ? Ou Hegel toujours actuel”


  1. 1 AEZEN 5 novembre 2011 à 3:26

    Excellent article!

    Et je suis tout à fait d’accord sur l’erreur qui consiste à séparer l’Afrique du Nord du reste de l’Afrique, comme si une frontière nette séparait les Arabes (dont la peau est blanche) et les Africains (dont on pense à tort que la peau ne peut être que noire).. Car en effet, en étudiant la répartition ethnique de l’Afrique, nous pouvons constater qu’il existe une continuité entre Noirs et Arabes, continuité si subtile qu’il est simplement impossible de tracer une frontière entre Afrique Noire et Afrique Blanche!

    De nombreuses tribus du désert ont l’apparence métissée, mais il est clair que ces tribus ne sont pas issues de métissages entre Noirs et Arabes, mais bien de l’adaptation de l’Homme à l’environnement!

    A moindre échelle, l’Europe pourrait être divisée en plusieurs groupes: les bruns et les blonds! ce qui demeure une absurdité, non seulement par le métissage historique mais aussi parce que là aussi, suite aux migrations préhistorique, l’Homme s’est peu à peu adapté au milieu en adoptant des caractéristiques propres à leur environnement et ce de façon progressive..

    De plus, l’Homme Blanc a tendance à mettre les Africains « d’Afrique Noire » dans un même panier: or, il existe plus de différences génétiques entre un Ethiopiens et un Kenyan qu’un Sénégalais et un Européen! La richesse génétique africaine est époustouflante par rapport à celle de l’Europe ou de l’Asie, et il est absurde de vouloir faire une démarcation nette entre Maghreb et Afrique, car si nous devions poursuivre cette logique dépravante, il faudrait tracer sur le continent Africain des centaines de frontières nettes fondées sur les diversité génétiques, ce qui évidemment est idiot, ces frontières étant de simples réductions liées à l’ignorance plutôt que justifiée par la science!

    Merci pour cet article qui tend à ouvrir les yeux d’une Europe singulièrement arriérée en matière d’humanité!

    • 2 jeanericbitang 5 novembre 2011 à 4:08

      Merci d’avoir aussi bien compris mon propos. C’est une mentalité arriérée que de séparer les Africains entre eux, car on disperse la force positive ( cf. Nkrumah). C’est ce que je critique et vous avez très bien compris. Je vous en remercie.

      • 3 J-K 15 janvier 2016 à 2:34

        Je me crois pas à votre texe l’arabe descends bien des grecs. Il descend du dieu Hernes est une reine éthiopienne Cassiope. Encore une histoire comme les Khazar Juifs. Vous avais un jour la vérité va triompher…🤓😐😡😂

  2. 4 fatima zahra 21 novembre 2013 à 5:37

    WA MERCI MON DIEU L’ARTICLE DATE , MAIS DEPUIS LE TEMPS QUE JE CHERCHAIS QUELQU’UN PENSANT COMME CA LOL , JSUIS AFRICAINE (algerie et maroc je me sens plus africaine qu’autre chose) ET J’EN AI MARRE D’ENTENDRE TOUJOURS DES GENS DIVISES L’AFRIQUE EN DEUX , EN TT CAS BRAVO JE COMPATIS TOTALEMENT 😉

  3. 6 igman 25 février 2014 à 2:32

    Je suis horifié par cette définition coloniale et raciste de l’afrique du nord vue par le pseudo-arabe négrifié (pour ne pas dire mozabite).
    Contrairement à cette animal du m’zab, l’afrique du nord n’a jamais été arabe, encore moins patrie arabe ou patrie islamiste (bien que beaucoup sont musulmanns est racistes et ne tolère pas d’autres religion ou athé)i.
    Si non comment expliquer le génocide des mozabites de gardaïa par les salafistes intégristes arabes négrifiés dits « châamba ».
    Comment expliquer la présence d’une majorité de berbères/amazighs étoufée par les sultans arabes négrifiés en afrique du nord.
    L’arabe n’est pas africain (bien que négrifié), mais plutôt asiatique qui cse comporte comme colon raciste en afrique ou en afrique du nord.
    Mais la marche des peuples nord afrcains (amazighs) n’est plus une utopie, c’est une réalité nord africaine (amazigh) qui remet en cause le colonialisme arabo-islaiste en afrique.
    A l’inverse de zakaria, un africain est mon frère et l’arabe ou pseudo-arabe (bien que négrifié) n’est pas mon frère mais colon.
    La religion n’a pas d’inportance, le fait amazigh est au dessus de tout. Les amazighs sont chez eux en afrique du nord mais ce n’est pas le cas des arabes racistes et colons.
    VIVE L’AFRIQUE DU NORD AMAZIGHE DE SIWA AUX CANARIES ATLANTIQUE EN PASSANT PAR L’ALGERIE ET LE PAYS TOUREGS.

  4. 9 zelerman 16 mai 2014 à 5:40

    L’afrique est une et indivisible

  5. 10 zelerman 16 mai 2014 à 6:06

    Les colons arabes hors d’afrique car ils sont asiatiques, l’afrique aux africains et les arabes ne sont pas africains.
    L’ afrique du nord est amazighe et non arabe, les arabes ont été placés au pouvoir par la france en 156 (maroc/tunisie) 1960/1962 (mauritanie/algerie) etc.
    Avant la décolonisation française, l’afrique du nord n’a jamais été arabe.
    Ceux qui ont décrété que l’afrique du nord est arabe ou maghreb, eux même ne sont pas arabes ils sont nés sous X pendant la colonisation française (ce raciste de moufdi zakaria, hassan II, Chadli, ben ali, …., ne sont pas arabes et nont aucune ligitimité à décidé qui est aarabe ou pas arabe).
    Historiquelment l’afriique du nord est amazighe (berbère et non arabe), partie intégrante de l’afrique tout court.
    Je suis algerien de langue amazighe, n’ayant aucune origine arabe,mais je me sents africain à cent pour cent.
    L’afrique du nord c’est l’afrique tout court où tout le monde est africain quelque soit sa couleur.
    Le reste c’est du pipo, mort au racisme des colons arabes et aux colons occidentaux, leurs amis.

  6. 11 Aznag 16 mai 2014 à 7:42

    L’afrique du nord (tamazgha) c’est plus de 100 millions d’habitants et ce n’est pas 5 ou 6 pseudo-arabes nés sous X (comme hassan II, chadli, ben-ali, kadhafi, le colonel je ne sais quoi ou moufdi zakaria, ….), qui décideront de l’avenir de l’afrique.
    Les nord africains sont en majorité africains (ou amazighs et non arabes, car l’arabie c’est en asie et non en afrique). L’afrique du nord est une partie integrante du continent africain. Ce continent est multiéthnique mais authentiquement africain et la couleur de la peau n’est pas primordial. On est africain avant tout, même si la partie nord est méditerranéenne « blanche » mais en aucun cas arabe (l’arabe est asiatique mais loin d’être blanc).
    Hormis les arabo-islamistes, la majorités des nord africains « blancs » sont des afro-méditerranéens (une éthnie africaine, au même titre que les autres éthnies africaines).
    Je suis né en algerie (méditerranéen et autochtone mais non arabe), et je me considère comme africain véritable avant quoi que ce soit (contrairement à moufdi zakaria « qui n’est même pas arabe » et d’autres arabo-islamistes racistes).
    Quand on est né sur le continent africain ont est forcément africain quelque soit la couleur de la peau (un african n’est pas un arabe car l’arabie c’est en asie).
    En tant qu’algerien je suis donc plus proche de mes frères « noirs » africains ques des arabes (ou colons arabes).
    L’afrique du nord n’a jamais été arabe mais africaine (non à la colonisation horizontale c’est dangereux pour l’unité africaine).
    Tous les habitants du continent sont africains tout court quelque soit son éthnie d’apartenance.
    D’ailleurs il faut un référendum populaire comme en europe pour fonder une véritable l’union africaine, et ce n’est pas quelques chefs d’états africains placés au pouvoir par la france, l’arabie ou l’occident qui décideront de l’avenir des peuples africains.
    les peuples d’afrique (nord/sud, est/ouest) sont africains, frères et compatriotes et indivisibles, car il n’ y pas de frontières naturelles entre les différentes parties géographiques ou étniques dans ce continent.
    L’occident a toujours chercher à diviser l’afrique sous de fausses identités (notamment l’identité arabo-islamiste étrangère à l’afrique).

  7. 12 Vegane 22 mai 2014 à 5:50

    Et pourquoi devrait-on voir les chiens comme des « chiens » ?…
    Il est facile de voir que le racisme comme le sexisme ont pour fondement le spécisme. Levi-Strausss l’avait bien compris quand il écrivait :

    « J’ai le sentiment que toutes les tragédies que nous avons vécues, d’abord avec le colonialisme, puis avec le fascisme, enfin les camps d’extermination, cela s’inscrit non en opposition ou en contradiction avec le prétendu humanisme sous la forme où nous le pratiquons depuis plusieurs siècles, mais, dirais-je, presque dans son prolongement naturel. Puisque c’est, en quelque sorte, d’une seule et même foulée que l’homme a commencé par tracer la frontière de ses droits entre lui-même et les autres espèces vivantes, et s’est ensuite trouvé amené à reporter cette frontière au sein de l’espèce humaine, séparant certaines catégories reconnues seules véritablement humaines d’autres catégories qui subissent alors une dégradation conçue sur le même modèle qui servait à discriminer entre espèces vivantes humaines et non humaines. Véritable péché originel qui pousse l’humanité à l’autodestruction. »

    Il est donc vain de dénoncer une discrimination si l’on discrimine soi-même une autre catégorie d’êtres conscients et sensibles (les animaux nonhumains en… l’espèce).

  8. 13 Paty 1 octobre 2014 à 11:30

    Je suis africain congolais,j’ai été un jour choque d’entendre un algerien hurlé insulte sur ségélais disant qu’il est une race »bonobo ».Je ne nie point les berberes sont blancs et non colonisateur. Mes frère africains aimons-nous du nord au sud,de l’est à l’ouest. Creyons economie panafricane.Ne soyons point eboueur de l’europeen. Construsons l’Afrique ensemble,…

  9. 14 azrem 29 décembre 2014 à 1:02

    Contrairement aux colons arabes asiatiques, les berbères bien que majoritairement blancs sont autochtones de l’Afrique (à ne pas confondre avec les arabes asiatiques ou les européens).
    Je regrette que beaucoup d’africains nous confondent encore avec les arabes envahisseurs de l’Afrique, bien que nous sommes des enfants de l’Afrique (il y a encore beaucoup à faire de ce point de vue là).
    Même si certain berbères sont contaminés par fois par l’idéologie arabo-islamiste raciste, la majorité des berbères Nord Africains ou Africains tout court ne se sentent pas arabes (ou colons arabes), ils se sentent Africains avant tout (Massinissa roi berbère et africain de Numidie, disait aux romains, « l’Afrique aux Africains »).
    Les berbères ont toujours lutté contre les envahisseurs de l’Afrique (quel qu’ils soient).
    Aujourd’hui aussi nous refusons qu’on nous assimile aux arabes négriers et colon de l’Afrique.

    • 15 jeanericbitang 7 janvier 2015 à 11:53

      Je partage tout à fait vos idées. Il y a encore effectivement beaucoup à faire sur le plan idéologique pour distinguer l’autre de nous-mêmes. Mais quand vous dites que ce sont les « Africains », disons les Noirs-Africains qui vous « confondent » avec les Arabes, j’ai envie de vous rappeler que le « Credo » du Maghreb ne situe pas l’origine de cette « terre? » en Afrique, mais en Arabie comme je l’ai indiqué dans mon article. Cela me laisse penser que les Africains du Nord n’ont pas besoin idéologiquement des Africains-Noirs pour ne pas se sentir Africains. Naturellement, il y a des exceptions, et je crois que vous êtes de ce nombre.

  10. 16 Azulay 9 août 2015 à 8:12

    L’armée d’Afrique est une armée essentiellement africaine et majoritairement sénégalaise dans les effectifs du recrutement, mais avec un commandement franco-colonial (blanc).
    Curieusement dans toute les guerres que la France a mené en Afrique et hors d’ Afrique, les tirailleurs sénégalais et les tabors marocains étaient particulièrement violent, beaucoup plus que les blancs coloniaux et les autres africains.
    A titre d’exemple ils ouvraient le vente des femmes en ceintes à la baïonnette quand ils ne les violaient pas. Ils étaient animés d’un excès de zèle dépassant toute imagination, pourtant ils n’étaient que des mercenaires au service des blancs (français).

    De tel actes barbares commis par des noirs ou des gens de couleurs, personnes n’en parle (silence total), mais ces mêmes actes barbares commis par des blancs ça soulève des tolets et indignation.
    Les arabes qui pratiquent le génocide berbères personne n’en parle également, ils sont même couverts par la France.
    Tout porte à croire que seuls les blancs sont racistes (un noirs ou un arabe ne peut pas être raciste)

  11. 17 axcel 17 avril 2016 à 4:00

    l’Afrique proprement dite c’est l’Afrique du nord, anciennement Libye, ou encore Barbarie, que les Arabes ont appelé Maghreb et que les Berbères l’appellent toujours TAMAZGHA, et les Européens l’ont appelé Afrique (en se référant au nom Berbère « IFRICOS »).
    Cette Afrique du Nord ou Tamazgha contre tous les credo s’est toujours située en Afrique et non Arabie (Mais les noirs n’existaient pas encore,ou alors comme domestiques puisque les pharaons, le judaïsme, le christianisme et l’islam ont toujours favorisé la traite).
    Les Arabes appelaient l’Afrique noire « le Soudan » (ou bilad E-Soudan qui veux dire pays des noirs), et l’Afrique du Nord Maghreb (qui veut dire occident musulman).
    Si Maghreb (appellation exclusivement arabe, tout comme le Soudan), ne se situe pas en Afrique, alors le Soudan des noirs se situerait aussi en Arabie et non en Afrique noire.
    Ceci est un argument fallacieux et raciste des noirs africains en majorité, pour remettre en cause l’origine africaine des Nord Africains.
    En clair le continent africain n’est pas multiracial, c’est un continent « noir » ?
    Confondre les nord Africains aux Arabes n’est pas anodin c’est une idéologie afro-centriste qui vise à faire passer les autochtones nord africain pour des envahisseurs ou colons.
    Je dois rappeler aux noirs, que les arabes ont plus d’affinités génétiques avec les noirs d’Afrique, qu’avec les Amazighs (Berbères ou nord Africains).
    Je ne vois pas pourquoi on dénoncerait le racisme des blancs européens envers les noirs, tout en cultivant l’intolérance des noirs envers les autres peuples.
    Le racisme n’a pas de frontière ni de couleur
    Cordialement,

  12. 18 St augustain 17 novembre 2016 à 7:52

    Y a les noirs, y a les arabes asiatiques colons, y a les berbères africains blancs.
    Point commun ils sont tous des racailles.
    l’ Arique est multiraciale et les arabes ne sont pas vraiment blancs


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