Marcien Towa : science sans conscience ?

 Il n’est pas surprenant de voir des personnes tracer une ligne de démarcation entre M. Towa et M. Njoh-Mouelle par rapport à leurs différentes approches de la question du développement. Là où, soutiennent les personnes qui entretiennent cet amalgame, M. Towa inviterait à une course à la technologie effrénée, M. Njoh-Mouelle, lui, serait plus soucieux de donner un « contenu » au développement. Selon cette lecture, le projet de M. Njoh-Mouelle apparaitrait comme la « face réfléchie » du projet brutal et irréfléchi de M. Towa. Il y a quelques jours, justifiant le choix qu’il opérait pour l’analyse de la question du développement, un de mes amis a invoqué cet argument fallacieux. Peut-on vraiment soutenir qu’il manque une « direction » à la quête de la science et de la technologie que soutient M. Towa dans l’Essai sur la problématique philosophique dans l’Afrique actuelle et dans L’idée d’une philosophie négro-africaine ? Peut-on valablement soutenir l’idée selon laquelle son projet serait sans « âme », sans « fond », et qu’il inviterait à la science pour la science ? M. Towa est-il moins soucieux des « objectifs » ou du « sens » du développement que M. Njoh-Mouelle ?  Toutes ces questions n’ont qu’un seul but : il s’agit de voir si l’idée de développement de M. Towa possède un contenu ou un sens.

M. Njoh-Mouelle a soutenu à maintes reprise que De la médiocrité à l’excellence ne présentait pas de « recettes » pour arriver à l’excellence, c’est-à-dire au développement, mais entendait dégager la « signification humaine du développement » – sous-titre assez peu mentionné de son ouvrage –. Quelle est cette signification ? Dès la préface de la première édition, M. Njoh-Mouelle laisse entendre ce que serait le « sens » du développement. Il ne s’agit ni d’une recette, ni d’un ensemble de procédés, mais d’un « …processus complet, total, qui déborde par conséquent l’économique pour recouvrir l’éducationnel et le culturel. »[1] Or quel est l’être qui se dit par l’éducation et la culture ? N’est-ce pas proprement l’homme ? Dans les lignes qui suivent cette phrase que nous venons de citer, M. Njoh-Mouelle identifie l’homme comme liberté en montrant que le développement doit permettre à l’homme d’être un être libre. Comment ? En l’arrachant de « L’abandonnement irrationnel aux forces de la nature » par exemple, abandonnement qui « est digne d’une indigence d’esprit qui nous ravale inéluctablement à l’état de sous-développement…mental. »[2] Dans la préface de la seconde édition M. Njoh-Mouelle est encore plus clair : « …la conquête du pouvoir seule ne suffit pas ; encore faut-il se donner une vision claire du type d’homme ainsi que du type de relations humaines dont il conviendrait d’encourager l’avènement. »[3] Si on extrait cette phrase de son contexte et précisément de celles qui la précèdent dans la préface, on pourrait facilement croire que M. Njoh-Mouelle s’en prend à M. Towa. Le but de l’entreprise de De la médiocrité à l’excellence est donc clair depuis la préface, et on comprend l’étonnement de M. Njoh-Mouelle lorsqu’il constate que certains de ses « critiques » ont « travesti » son projet pour – mieux ? – le critiquer[4]. On le voit : pour M. Njoh-Mouelle, le développement n’a de sens que s’il sert l’homme. À partir de ce point d’ancrage de la réflexion de M. Njoh-Mouelle, certains commentateurs trop pressés de construire des « dialectiques » saugrenues autour des philosophes (Camerounais) afin – peut-être – d’ajouter une dose d’intérêt à leurs leçons, ont opposés l’ « Essai sur la signification humaine du développement » à l’autre Essai sur la problématique philosophique dans l’Afrique actuelle. M. Towa est appelé à la barre pour répondre du contenu de son développement. Le réquisitoire est plutôt simple à restituer. Il s’agit de dire que M. Towa a privilégié dans l’Essai une course effrénée vers la science, mais sans indiquer pourquoi il fallait absolument avoir recours à ce « secret de la puissance » occidentale. Dans cette optique, il inviterait à la science pour la science, ou à la puissance pour la puissance tandis que M. Njoh-Mouelle inviterait à situer l’homme au cœur du processus d’acquisition de puissance, de force, ou si l’on veut, de développement. Mais ces arguments sont-ils vraiment fondés ?

Si on s’en tient seulement à la préface de 1970, et plus précisément aux passages que nous avons cité de cette dernière, on se rend compte que M. Njoh-Mouelle soutient que le développement doit servir la liberté humaine, c’est-à-dire aussi la créativité. Dans l’Essai, M. Towa dit exactement la même chose. Ceux qui vident la « ruée vers la science » de M. Towa oublient très souvent de se poser la question du fondement de cette ruée. Pourquoi en effet, doit-on acquérir la science et la technologie pour M. Towa ? N’est-ce pas pour sortir d’un état d’infériorité vis-à-vis de l’Occident ? Cet état d’infériorité ne se manifeste-t-il pas par une crise de la création, c’est-à-dire aussi une crise de la liberté, car ces deux termes vont de pair ? Il semble bien que ceux qui soutiennent cette opposition n’aient jamais parcouru l’Essai de façon suffisamment rigoureuse. M. Towa y écrit pourtant : « Si la libération est notre but, alors la chose la moins avisée que nous puissions entreprendre est certainement la restauration du monde ancien… »[5] Arrêtons-nous un peu sur ce passage. De qui parle Monsieur Towa lorsqu’il dit « notre but » ? Et n’identifie-t-il pas la « libération » comme étant le but de ces personnes ?

À l’évidence, en disant « nous », M. Towa parle des « Africains », et cela sans exception aucune, car tous les Africains ont été victimes du préjugé raciste qui a servi l’impérialisme et la colonisation, et tous, ou presque – Senghor par exemple – veulent s’en libérer. C’est de cette orientation que M. Towa résume « La plupart des tentatives philosophiques de l’Afrique moderne »[6]. Mais dans leur quête de libération, certains Africains reproduisent différemment les anciennes chaînes qui les liaient à une impossibilité d’être des hommes, c’est-à-dire à une impossibilité de créer : une partie de ces Africains sont des ethnophilosophes. Qu’est-à-dire ? Être ethnophilosophe c’est avoir de « bonnes intentions », mais les exprimer mal. Le défaut premier de ces derniers est d’avoir une mauvaise méthode qui conduit à de mauvais résultats. Au lieu en effet d’en arriver à prouver la créativité, c’est-à-dire l’humanité du Nègre, les ethnophilosophes en arrivent à la nier en montrant leur incapacité à créer. Que va donc permettre la science ? Elle va permettre la « libération » ainsi que le présente M. Towa, c’est-à-dire qu’elle va permettre à l’Africain de redevenir un créateur, c’est-à-dire de redevenir un homme. Nous disons « redevenir », car M. Towa n’exclut pas que « nos ancêtres…durent…être aux plus hautes époques de leur histoire, créateurs et libres. »[7], c’est-à-dire pleinement Hommes, humanité niée dans une logique de domination. Comment, dans cette optique, ne pas lire l’Essai de M. Towa en dialogue avec celui de M. Njoh-Mouelle ? En plus – dans le cadre où il faudrait absolument chercher des zones de conflit et de différenciation – M. Njoh-Mouelle n’établit pas de « recette » pour parvenir au développement, ce que M. Towa fait tout en en signalant le « but ». Dans cette optique, c’est la réflexion du philosophe d’Endama qui serait plus complète que celle du philosophe de Wouri Bossoua.


[1] Njoh-Mouelle É., De la médiocrité à l’excellence. Essai sur la signification humaine du développement (1970), 3è éd., Yaoundé, CLÉ, 1998, p. 6.

[2] Ibid., 7.

[3] Ibid., p. 12.

[4] Voir à cet effet « Réponses d’Ébénézer Njoh-Mouelle aux essais critiques », in Malolo Dissakè E. (éd.), L’aspiration à être. Autour du philosophe Ebénézer Njoh-Mouelle, Chennevières-sur-Marne, Dianoïa, 2002, pp. 207-260.

[5] Towa M., Essai sur la problématique philosophique dans l’Afrique actuelle (1971), Yaoundé, CLÉ, 2007, p. 40. Nous soulignons.

[6] Ibid., p. 5.

[7] Ibid., p. 48.

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2 Responses to “Marcien Towa : science sans conscience ?”


  1. 1 Crut Fotso christian 5 mars 2014 à 3:29

    Avec en référence deux auteurs Africains:
    Messieurs Ebénezer Njoh Mouelle et son « Essai sur la signification du développement humain – de la médiocrité à l’excellence », puis Marcien Towa et son « Essai sur la problématique philosophique dans l’Afrique actuelle »

    <<<<<<<<<<<<<>>>>>>>>>>>>>

    N’y a t-il de philosophie que des seuls concepts, parfois pour ne pas dire, souvent arides ?
    Un auteur comme Nietzsche au parcours fécond et « presque » révélateur à son corps défendant, n’a t-il pas été un « écrivain » au sens plein, au même titre qu’un philosophe, je dirais « romantique » ?

    Sans pouvoir aborder la notion d’éternel retour, ou de cycle systémique (ou non d’ailleurs), je poserai la question de savoir où la philosophie situe l’intelligence face à la sagesse.
    Ou plus profondément, où elle situe la raison logique dite « pure », par rapport à l’esprit qui juge en son âme et conscience, et de « grâce » avec un CŒUR, (même dit neutre), en tant que personne et individu avant que de parler d’esprit « pur » ou d’assimilable à tout un continent, quand ce n’est un pays: autre dérivé du simple paysage, quand ce n’est l’inverse comme l’on dit des plaques et de leur tectonique.
    or tout se traduisant (même les langues et leurs possible néologismes), je citerai juste cette alerte de Rabelais:
    « SCIENCE SANS CONSCIENCE N’EST QUE RUINE DE L’ÂME », pour rebondir sur ce titre célèbre de Montesquieu:
    « L’ESPRIT DES LOIS » avec en tête si je puis dire, que c’est de savoir être autant que d’ordonner, au cœur des hommes, et non dans leur seul imaginaire ( idéal messianique, utopique ou paradisiaque et ainsi de suite…) et ce aussi parfait et rêveur au sens le plus positif que possible du terme, qu’il soit ou pas d’ailleurs !
    Des « goulags » à l’idéal « nazi », sans évoquer à l’ère nucléaire le risque écologique bien réel qui ne fait que grossir…l’homme n’est pas qu’un loup pour l’homme, il est et doit aussi être son étalon.
    Étalon afin d’éviter peut-être certains extrémismes quand ce n’est tout simplement de s’exercer à garder sa conscience alerte, et en alerte, surtout si aux maux, les mots en plus de la raison, portent un petit souffle tout de même de pensée en image à fleur.

    C’est donc une question d’éveil plus que de réveil :
    Page 17 « Essai sur la problématique philosophique dans l’Afrique actuelle » de Marcien Towa
    << ….",le sentiment du droit ou le sentiment moral sont réservés à l'homme seul parce qu'ils tirent leur origine de la pensée. toutefois c'est seulement la possibilité d'être libre et raisonnable qui existe en chacun. Tout homme est raison et liberté mais en soi seulement. C'est uniquement quand l'homme sait ce qu'il est, quand il parvient à la conscience de ce qu'il est en soi, c'est seulement alors qu'il est vraiment. "Sans cela, raison, liberté ne sont rien".

    Page 20-21 du même auteur Marcien Towa:
    << …."La philosophie des Lumières pensait qu'un peuple libre ne doit pas se contredire et se souiller en asservissant d'autres peuples…."

    Or de cet ouvrage ciselé et franc de Marcien Towa, à la question du premier chapitre: "Existe t-il une philosophie africaine"me viennent je crois trois points:
    *I
    "L'instinct" de conquête et d'expansion comme de défense du territoire et donc de son, ou ses territoires, est aussi une des caractéristiques identifiante du règne animal comme des mammifères, dont particulièrement les plus agressifs et plus puissants fauves sauvages ou non. Puisque il est ici question de l'altérité mise en question dans "l'âge" attribuable à la philosophie de l'immense Hegel ou de l'esprit de sa pensée dite phénoménologie.
    *II
    L'histoire des mentalités prouve que le propre de celles-ci, est "justement", d’évoluer et de pouvoir évoluer avec le temps et si l'on parle de science le fait est encore plus criant pour ne parler que d'héliocentrisme, ou de théorie de la relativité à celle des cordes….
    La Grèce "démocratique" entre guillemets, connu elle aussi son ogre et son loup, entre Athènes et Sparte pour dire la quintessence même du mot DÉMOS lié à CRATIE, quand à lutte, élite se définit par CASTE uniquement…..
    Car à caste, s'il y a ségrégation, il y a aussi "DISCRÉTISATION" comme l'on dit en analyse, pour parler LOGOS, c'est à dire rien que de la logique à défaut de raison, comme sut si joliment après et derrière Ésope, dont il se revendiquait, l'apostropher un La Fontaine, avec ses "Fables":
    "Le loup et l'agneau" restant l'une des plus logique d'ailleurs !
    *III
    Or c'est à mon sens, aussi ce qu'un Jankélévitch, je crois dénonçait, après les horreurs de la deuxième guerre mondiale en une certaine pensée de l'"absolu" capable de frôler le NÉANT.
    Jankélévitch avec je crois "poésie" parlait en contre-regard et contre-équilibre de l'âme germanique, si chère à Hegel ou beaucoup d'autres, dont tous les penseurs déterminés du seul "VOLKSGEIST", de l'âme "SLAVE"…..
    Tant "L'IRONIE" reste l'un des titres phare et important, entre autres perles de ses ouvrages, lui le bergsonien "éthique" et polyglotte et pour qui le mythe de la caverne n'était pas qu'une vue de l'esprit, la masse de Vichy lui ayant prouvé ce que peut la plus néfaste des lumières sans jours ni nuits, l'individu n'étant alors que bien peu de chose. Or féru de musiques, qui si souvent uniques, savent retranscrire des universels intraduisibles, par des biais autres que les mots, il cultivait cette distance de la note que recèle tout son !

    Mais on ne naît pas avec la philosophie, ce n'est pas un acquis inné, et si la philosophie peut-être une des problématiques de l'Afrique contemporaine, à ce chapitre de la "philosophie africaine dans le sillage de la négritude" suivant l'analyse pertinente de monsieur Marcien Towa, je mettrai en regard l'essai tout aussi brillant du professeur Ebénézer Njoh Mouelle:
    "De la médiocrité à l'excellence – essai sur la signification du développement" et où l'acquis philosophique de cet homme d'expérience et d'action reprend je crois certaines des positions de Monsieur Towa pour les exprimer avec des angles supplémentaires pour ne pas dire je crois tout aussi complémentaires et dont ici je m'inspire:

    A la page 72 est pointée cette position de Léopold Sédar Senghor :"…La raison est hellène et l'émotion nègre"…."Je danse donc je suis"….et que Monsieur Mouelle contextualise ainsi (p. 72-73):

    Mais selon moi, où tout prendre dans un texte ou de ses formules, entre profondeurs et métaphores, il est je crois manifeste que de « Je danse donc je suis », a ce rythme poétique dont même la religion ne peut ignorer l’harmonie (Gospel autant que Classique entre Blues et Soul….) qui fait que le son doit comprendre des « pas » et des « arrêts ». ce notamment quand COMMUNIQUER est un devoir à défaut d’être un voir ou d’un avoir….
    Mais il se peut que je ne me fasse que des effets de langue en ma manche, cela dit, néanmoins à l’émotion (« L’émotion est nègre »…) qui est je crois au cœur ce que la vie est au mieux ressentir, n’y a t-il comme un aveu, même à minima, dans ce paradoxe soulevé par Auguste comte lui-même le chantre de la philosophie du progrès, à dire que l’intelligence n’a pas toujours justement le niveau d’humanité que peut comprendre et contenir le cœur, en ses émotions, ses sentiments, son ressentir. Ce d’autant si l’émotion, elle, elle va droit à la personne entière (au cœur aussi on dit….après Pascal et sa parabole sur l’ignorance d’un soi), tout en son élan vital d’humaine intelligence, celle qui agit au mieux de la concorde, comme du commun (in Raymond. Aron « LES ÉTAPES DE LA PENSÉE SOCIOLOGIQUE ») et liant l’existence des uns avec celle des autres en compréhension !
    Ou quand Monsieur Mouelle en son chapitre III titré « L’homme critique » aborde justement la problématique de cette filiation culturelle où le théologique africain rencontre la philosophie tout court, via le biais, la notion, et la gestion de la valeur qu’est la peur.
    Celle qui dans nos cultures est censée imposer le respect, la distance, et comme partout ailleurs l’attention. or titrant ce chapitre par « L’homme critique », monsieur Mouelle aborde de front la consistance logique des valeurs que nous prétendons faire nôtres, mais semble t-il, sans saisir ou oser saisir parfois ce qui n’est plus, de ce qui est, ou devrait être, voire devrait-être.
    Page 46-47 / page 49.

    Extraits je crois à mettre en regard avec la position de monsieur Marcien Towa qui au chapitre III avec « Pour une nouvelle orientation philosophique en Afrique », à la page 45 fini sur cette affirmation : … »On pourrait multiplier des exemples montrant que tous les pays qui ont pu échapper à l’impérialisme européen ont dû se nier pour s’approprier le secret de la puissance européenne…… » ce qui me pousse à questionner si la « négativité ici en question à la « hégélienne » ne reste pas une herméneutique comme une autre:
    car même le positif peut, voire doit être une des bases de tout « aggiornamento » si l’on veut bien entendre que toute culture ou civilisation peut avoir à mieux définir ou redéfinir ce qui la constitue et la configure….
    Le bien être ayant quasi universellement les mêmes parts d’invariants, et ce dans toutes les communautés pour ne pas parler d’humanité. Ce qui n’est en rien diluer la culture philosophique à marquer, ou issue de telle ou telle région du globe. Bien sûr seulement et seulement si à philosophie on entend avant tout l’art d’entendre et de transmettre des idées ainsi que les siennes. Car si loin d’une quelconque essence d’idiotisme, génétique ou généalogique, il est j’espère enfin aujourd’hui entendu que les contrées de l’esprit sont censées ne pas avoir de limites sur des bases juste physiques et biologiques, mais d’abord bien définies et à mesurées par l’infini de leur communicable.
    Or le quoi communiquer, à la page 53 pour monsieur Towa dans son « Essai sur la problématique philosophique dans l’Afrique actuelle » suivant cet extrait :
    … »la puissance peut sembler prosaïque à certains. mais sans puissance africaine, la négritude est condamnée à n’être qu’un rêve innocent »…, me rappelle lui que l’Allemagne actuelle par exemple aujourd’hui est l’un des moteurs de l’Europe avec et devant la France, sur bien des plans de la puissance économique. Pourtant presque comme le Japon ( les deux principaux perdant de la seconde guerre mondiale….) sa puissance au plan dit belliqueux et militaire, puisque ici dissuasion est le synonyme de géopolitique, autant que de diplomatie, reste celle de l’ordre d’un nain sur la scène mondiale face aux États-Unis, ou à la Russie, et tous les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies.
    Alors faut-il y voir une réflexion ou une réalité spirituelle ou un pragmatisme bien réel. a savoir que l’orgueil d’une nation reste à choisir pour certaines d’entre elles pour ne pas dire beaucoup, diraient peut-être Césaire et Senghor, entre l’assurance et le bien-vivre de sa population, face à celle et celui de ceux qui la gouvernent, d’estales en « STAL » pour dire « acier » en Russe et à seule fin de se protéger contre tout, quand ce n’est contre tous dans un unanimisme que plus loin l’auteur critique, et pourtant inhérent à tout mouvement de seule masse, porté à tout en théorie autant qu’en pratique révolutionner….ou du moins à affirmer le faire en « permanence » !
    Aussi j’en reviens à cette notion de secret, si de secret il s’agit bien, à prélever à l’Occident, et ce à son su ou non, et d’y mettre en miroir « l’essai sur la signification du développement humain » de monsieur Mouelle, dont le chapitre IV traite de la médiocrité en ces termes aux pages 49-50:

    • 2 jeanericbitang 10 mars 2014 à 4:34

      Bonjour Monsieur Fotso,
      je crains de ne pouvoir saisir l’essence de ce long commentaire. Mon article était bien inoffensif et j’ai du mal à comprendre pourquoi vous convoquez tant d’auteurs – sans vraiment les discuter…. Etait-ce bien nécessaire? J’aimerais bien que vous clarifiez ce commentaire en exprimant succinctement votre point de vue à propos de mon article qui visait à montrer que Marcien Towa ne prêchait pas la course vers la science pour la course vers la science comme on le croit souvent.
      Bien à vous.


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